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Prières pour chaque instant

 Prière des heures… Office des lectures du commun des pasteurs

 

Église de toujours

 

Église de toujours,
Aux écoutes du monde,
Entends-tu bouillonner
Les forces de l’histoire ?
La terre est travaillée
D’une sourde violence,
Affamée d’unité,
En mal de délivrance.

 

Église de toujours,
Au service du monde,
Enracine la foi
Au creux de nos détresses.
Dégage de ses liens
Cet espoir qui tressaille,
Engagé sur la voie
D’angoisse et de promesse.

 

Église de toujours,
Évangile du monde,
Affranchis de la peur
La terre qui enfante.
Baptise dans l’Esprit
L’éclosion de son germe,
Coule en fleuve de paix,
Emporte notre histoire.

 

Amen

Écoute ma voix

 

J’élève ma prière vers le Créateur de la nature et de l’homme, de la vérité et de la beauté.

 

Écoute ma voix, car elle est la voix de toutes les victimes de toutes les guerres et de la violence entre individus et entre nations.

 

Écoute ma voix, car elle est la voix de tous les petits enfants qui souffrent et souffriront chaque fois que les peuples mettront leur confiance dans les armes et dans la guerre.

 

Écoute ma voix, quand je te prie de répandre dans le cœur de tous les êtres humains la sagesse de la paix, la force de la justice et la joie de l’amitié.

 

Écoute ma voix, parce que je parle pour les foules de tous les pays et de toute période de l’histoire qui ne veulent pas la guerre et sont prêts à parcourir le chemin de la paix.

 

Écoute ma voix, et donne-nous la capacité et la force afin de pouvoir répondre à la haine par l’amour, à l’injustice par un total dévouement à la justice, à la misère par notre solidarité, à la guerre par la paix.

 

O Dieu, écoute ma voix et donne Ta paix au monde, pour toujours.

 

Amen

 

Jean-Paul II

Prenons notre temps

 

Notre Dieu, donne-nous du temps.
Empêche-nous de vouloir aller plus vite
Que ne nous permet la longue houle de notre cœur.
Fais que nous ayons patience avec nous-mêmes,
Car le temps œuvre à l’ombre de nos irritations,
Le temps progresse et cicatrise
Alors même que nous démange la lenteur
Et que nous inquiètent ses retours de flamme.

Donne-nous du temps pour prendre et apprendre.
Donne-nous le temps de l’approche et de l’attachement.
Donne-nous d’accepter que le temps de la convalescence
Aille aussi lentement que le temps de l’enfièvrement.

Oh ! Dieu, apprends-nous à espérer dans le temps
Pour nos propres vies et pour le monde entier,
Car , toi aussi, tu as usé du temps, sans l’accuser.
Toi aussi tu marches en lenteur
Et tu reconstruis de génération en génération.

Notre Dieu, donne-nous confiance dans le temps,
Aux jours où il nous semble que nous piétinons
Et que nous régressons.

Nous ne te demandons ni l’impatience ni la passivité.
Nous te demandons que la patience du temps
Pacifie et reconstruise nos vies.


Amen

La prière des cinq doigts

 

Le pouce est le doigt le plus proche de vous.
Donc commencez par prier pour ceux qui vous sont les plus proches.
Ils sont les personnes les plus susceptibles de revenir à vos mémoires.
Prier pour les gens qui nous sont chers est un « doux devoir ».

 

Ensuite l’index qui montre la direction à suivre.
Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et les soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres, les catéchistes. Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres.
Ne les oubliez pas dans vos prières.

 

Le doigt qui suit est le majeur, le plus long.
Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le Président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique.
Ils ont besoin de l’aide de Dieu.

 

Le quatrième doigt est l’annulaire.
Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie.
Ils ont besoin de vos prières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes.
Nous sommes aussi invités à prier pour les mariages.

 

Et enfin il y a notre petit doigt.
Le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible : « Les derniers seront les premiers ». le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même.
Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pouvez le faire pour vous en toute confiance.

 

Pape François

Chaque Jour est un Don…

 

Vis le jour d’aujourd’hui,
Dieu te le donne, il est à toi.
Vis-le en Lui.

Le jour de demain est à Dieu,
Il ne t’appartient pas.
Ne porte pas sur demain le souci d’aujourd’hui.
Demain est à Dieu : remets-le Lui.

Le moment présent est une frêle passerelle :
Si tu le charges de regrets d’hier,
De l’inquiétude de demain,
La passerelle cède et tu perds pied.

Le passé, Dieu le pardonne.
L’avenir, Dieu le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui
En communion avec Lui ;
Et s’il y a lieu de t’inquiéter
Pour un être bien-aimé
Regarde-le dans la lumière du Christ ressuscité.

 

Une sœur du Sacré-Cœur de Charles de Foucauld
assassinée en Algérie en 1995

Viens habiter ma ville

 

Les transports en commun vont jusqu’aux pieds de la cité,
C’est le bout du chemin pour s’enfoncer dans mon quartier.
Les fenêtres en faubourg de ce grand navire chaviré,
Des immeubles et des tours, se dressent là pour des années.

 

Violences au quotidien, mes voisins vont déménager.
Le monde entier se tient dans cette villette aux murs tagués.
Petits et grands se frayent des sentiers au travail pressé,
Le matin au réveil ou le soir au pas fatigué.

 

Au coucher du soleil, je voudrais Seigneur te prier :
Merci pour les merveilles que tu me donnes de contempler.
Viens habiter ma ville, en parcourir chaque sentier,
Respirer le fournil où tant de gens sont façonnés.

 

Ils vont et viennent les uns, quand d’autres restent sur leur palier.
Les murs seront repeints, l’ascenseur est souvent bloqué.
Faut remplir les cabas, faut nourrir une grande maisonnée.
Mais tout l’monde n’en a pas : de boulot, d’école, de métier.

 

En milieu de journée, je voudrais Seigneur t’invoquer :
Merci pour ces routiers de la vie à maturité.
Couvre de ton silence toutes ces détresses à pacifier,
Remplis de ta présence ces cœurs qui cherchent à aimer.

 

Trois mères font le récit des chapitres de leur journée.
De longues heures s’ennuient dans les halls ou les escaliers.
On circule en deux roues pour aller dans la rue d’à côté.
En bas des enfants jouent, un rond ballon est envoyé.

 

Sais-tu prendre le pas de tous ces peuples et contrées ?
Parles-tu lingala, cinghalais, ou burkinabé ?
À l’aube de ce jour, je désire Seigneur te chanter :
Merci pour tant d’amours que tu m’invites à partager.

 

Parfois entre copains, on vit d’entraide et d’amitiés,
Et quelques citoyens ont réussi à s’associer.
Çà et là on s’exprime dans la langue reçue des aînés.
Des voitures anonymes se faufilent devant chaque entrée.

 

Dans le creux de la nuit, j’ose Seigneur t’interpeller :
Merci pour cette mélodie d’un avenir à inventer.
Viens casser les froidures de la haine en train de germer.
Viens soigner les brisures de ces familles au cœur blessé.

 

Les transports en commun vont jusqu’aux pieds de la cité,
C’est le bout du chemin pour s’enfoncer dans mon quartier.
Les fenêtres en faubourg de ce grand navire chaviré,
Des immeubles et des tours, se dressent là pour des années.

 

Chimel (Michel Erche)

9 décembre 2002, solennité de l’Immaculée Conception

Aimer la vie…

 

La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est un rêve, réalise-le.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.

 

Sainte-Mère Teresa

Prière de sainte Thérèse de Lisieux

 

Je n’ai d’autre désir, que de T’appartenir,
Être à Toi pour toujours, et livré à l’amour.
Je n’ai d’autre désir , que de T’appartenir.

Je n’ai d’autre secours, que renaître à l’amour
Et soumettre ma vie au souffle de l’Esprit.
Je n’ai d’autre secours, que renaître à l’amour.

Je n’ai d’autre espérance, que m’offrir en silence,
Au don de Ton amour, m’unir jour après jour.
Je n’ai d’autre espérance, que m’offrir en silence.

Je n’ai d’autre raison que l’amour de Ton nom,
Mon bonheur est de vivre, ô Jésus pour Te suivre.
Je n’ai d’autre raison que l’amour de Ton nom.

Envoie-nous des fous…

 

O Dieu, envoie-nous des fous,
Qui s’engagent à fond,
Qui aiment autrement qu’en paroles,
Qui se donnent pour de vrai et jusqu’au bout.
Il nous faut des fous,
Des déraisonnables,
Des passionnés,
Capables de sauter dans l’insécurité :
L’inconnu toujours plus béant de la pauvreté.

Il nous faut des fous du présent,
Épris de vie simple, amants de la paix,
Purs de compromission, décidés à ne jamais trahir,
Méprisant leur propre vie,
Capables d’accepter n’importe quelle tâche,
De partir n’importe où :
A la fois libres et obéissants,
Spontanés et tenaces,
Doux et forts.
O Dieu, envoie-nous des fous.

 

Louis-Joseph LEBRET
Prêtre dominicain (1897-1966)

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