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Prières du Père Charles Singer pour le Mercredi des Cendres


« Cette marque des Cendres à recevoir sur notre front ou dans nos mains, c’est notre cri porté vers Dieu, un cri invisible, montré ouvertement, le cri de notre humanité levée vers Dieu. Regarde Seigneur : nous sommes de la terre et c’est notre fierté ! Mais viens donc nous extraire de nos limites, seuls nous en sommes incapables. Viens nous déployer hors du péché qui emprisonne les dons déposés en nous. Viens nous tirer hors du péché qui nous empêche de nous déplier à la dimension de Jésus de Nazareth qui s’est enraciné dans notre terre. Viens nous pousser sur les chemins de l'Évangile. Que ces cendres deviennent notre cri vers Dieu, le cri de notre vocation à la beauté humaine et le cri de notre détermination à vivre selon l'Évangile. Ainsi soit-il. »

« Je suis semblable aux cendres, Seigneur, à ces poussières grises et mortes, lorsque s'ouvre la jalousie qui refroidit mon amitié, lorsque j'autorise la bouderie à écarter le sourire de mes lèvres, lorsque je permets à l'égoïsme de gonfler en moi, et de remplir toute la place en mon cœur, jusqu'à m'empêcher de penser aux autres, lorsque je t'oublie, Seigneur, et que je laisse s'éteindre ma confiance en toi ! Je ne suis pas uniquement cendres, Seigneur ! Sous mes cendres, Tu le sais, toi qui me connais, dorment des braises attendant d'être ranimées. Seigneur, allume mes braises pour qu'à nouveau brûle, vive et joyeuse, la flamme de mon amour pour Toi et pour mon prochain. Ainsi soit-il. »

Les cendres… De la poussière entraînée au gré du vent, de la saleté qui s’infiltre partout et dont on cherche à se débarrasser,

C’est ce qui reste quand tout est brûlé. C’est une ville en cendres à cause de la folie meurtrière des hommes. C’est une amitié en cendres à cause de l’égoïsme réciproque, c’est l’amour d’un homme et d’une femme, détruit à cause de l’orgueil dans le cœur de chacun.

C’est la beauté réduite en cendres, c’est tout ce qui reste lorsque nos espoirs sont brisés

et ce sont les cendres dernières qui subsisteront lorsque notre vie sera arrivée en bout de course.

Qu’est-ce donc que l’homme ? Il n’est capable de rien construire qui un jour ou l’autre ne finisse en poussière. Les cendres sont le signe de notre petitesse et de notre radicale pauvreté à créer quelque chose qui dure.

Lorsque David, le jeune et brillant roi d’Israël se rend compte de son péché, il se recouvre de cendres. Lorsque Saint-Louis sent venir la mort, il se fait coucher sur un lit de cendres pour aller à la rencontre de Dieu. Recouvert de cendres comme d’une boue gluante, le roi est méconnaissable. Il n’y a plus d’or, ni de puissance, ni de séduction, ni de jeunesse.

Les apparences sont tombées et sous les cendres il ne reste qu’un homme avec son péché et sa faiblesse, attendant de son Seigneur d’être lavé, débarrassé de la saleté et reconduit dans la salle du festin.


Les cendres, c’est la fin de mes apparences, de mon orgueil, de mon cinéma, de mon importance.

C’est la fin des masques que j’aime porter pour faire bonne figure. C’est la fin de mon personnage.

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